Pourquoi ces outils accélèrent la démo. Et c’est utile
Lovable, Bolt, v0, Claude Code : en quelques jours, vous avez quelque chose à montrer. Un parcours, un écran, une illusion de produit. Pour convaincre un associé, un premier client, un comité, c’est souvent le bon outil. On ne vous demandera pas d’avoir « bien fait » à cette étape.
Le problème commence au moment où la démo devient le backlog. On ajoute une authentification par-dessus. Une base. Un paiement. Chaque couche s’empile sur une génération qui n’avait pas vocation à durer. Le produit a l’air d’exister. Il n’est pas opérable.
Les pièges qu’on voit revenir
Secrets et clés d’API côté client. C’est le plus fréquent, et le plus dangereux : ce qui devait rester sur un serveur se retrouve dans le navigateur, parce que l’outil a généré « ce qui marche en local ».
Pas de modèle de données. Ou une base improvisée que personne ne peut faire évoluer. Pas de séparation entre le front, les règles métier et les droits d’accès. Une fonctionnalité nouvelle qui casse les précédentes, parce qu’il n’y a pas de tests, pas de contrat entre les morceaux, pas de documentation de ce que l’IA a décidé.
90 % des projets no-code non pensés pour scaler explosent en vol entre le MVP et la montée en charge. Un projet généré par IA n’y échappe pas : la vitesse de la démo n’a rien dit sur la tenue en charge. C’est le cas que nous voyons arriver le plus vite.
Ce que « reprise » veut dire ici
On ne « corrige pas les prompts ». On ne jette pas non plus par principe. On garde ce qui tient. Souvent les parcours, les règles métier déjà apprises, parfois un bout de données. Et on reconstruit ce qui ne tient pas : l’architecture, les accès, le modèle, la séparation des responsabilités.
Trois chemins après l’audit. Intervention ciblée si la base peut tenir. Rebuild complet si la dette est structurelle. En gardant les acquis produit. Maintenance continue une fois le produit stabilisé. On ne prescrit pas le rebuild par défaut. On le chiffre.
L’audit, sans jugement sur ce qui a été décidé avant
Vous n’avez pas à justifier d’avoir commencé avec une IA. L’audit technique est gratuit, précédé d’un NDA, et la restitution n’est communiquée qu’à vous. Il sert à dire ce qui est récupérable, ce qui ne l’est pas, et quel chemin coûte moins cher que de continuer.
Si l’Audit technique n’est pas le bon chemin. Trop tôt, trop tard, ou un autre programme Tiltio convient mieux. On vous le dit aussi. L’audit n’est pas un tunnel vers un contrat.
4 mois, et vous récupérez les clés
Même mécanique que sur une construction from scratch : périmètre, délai et prix fixés après l’audit, pénalités de retard, 4 mois de la reprise à la remise en production. Vous récupérez le code source, les données, les accès et la documentation. Sans dépendance à une techno propriétaire, y compris celle de l’outil qui a généré la démo.
Aucun cas d’Audit technique n’est publié au portfolio à ce jour. On préfère assumer le vide que coller un exemple non représentatif. Le prochain sera une reprise réelle, pas une slide.

